Dimanche 4 mars 2012
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La gourmandise, un péché ?
Nooooon !
On confond gloutonnerie et gourmandise, mais ce n’est pas pareil. Le Glouton s’empiffre, le gourmand savoure et déguste. Quel mal peut’il y avoir à préférer un
plat délicieux, qui nous procure du bien être, à un plat sans saveur qui n’a que pour seul but de nous remplir le ventre.
La gourmandise élève l’être humain, l’éloigne de son animalité. Elle fait appel à son intelligence, son savoir faire, ses talents pour préparer de bons petits plats.
Si on prend l’exemple du fromage, que de recherche, de patience et de savoir faire pour créer toutes ces variétés de fromages, doux, forts, moelleux, épicés, poivrés, fondants,
croquants… Quelle richesse ! N’est-ce pas pour le plaisir ?
Et le sucre, le miel, mmmmm
La pâtisserie, tous ces petits et grands gâteaux faits de sucre, de chocolat, de miel, d’œufs, de farine, de crème, de lait… J’admire l’ingéniosité des pâtissiers qui sans cesse
recherchent le plaisir des papilles. Ces petites mains dans les laboratoires qui pétrissent, façonnent, fouettent, coupent, pèsent, fondent, assemblent, cuisent, créent, composent, de jolies
petites merveilles qui feront le bonheur des bouches gourmandes.
Tous cela ne peut pas être mauvais. Nous sommes tous bien plus heureux après avoir mangé un bon repas.
La gourmandise a créé la cuisine, la gastronomie, mais aussi l’agriculture, l’apiculture, la viticulture, la conchyliculture, le maraîchage, les jardins potagers dans lesquels
poussent l’été de belles tomates, des courgettes, des concombre, des haricots, des petits pois, des aromates… des fraises, des framboises… Il n’y a rien de meilleur qu’une fraise que l’on vient
de cueillir encore imprégnée de la chaleur du soleil.
Quand je vais dans mon jardin j’imagine ce que je vais pouvoir mettre dans nos assiettes, quand je sème les petits pois je pense à la purée de pois que je ferais avec une carotte,
du laurier et un morceau de beurre salé. Quand je plante mes pieds de tomates je vois déjà la sauce tomate, la soupe à la tomate, les tomates farcies, la tarte à la tomate ou plus simplement les
tranches fines de tomates, qui viennent d’être cueillies, assaisonnées d’une vinaigrette à l’huile d’olive accompagnée d’échalotes, de persil ou de basilic.
Quand je suis devant l’étal du poissonnier, je suis comme devant une belle boite de crayon de couleur toute neuve, je veux tous les essayer. Je veux tous le gouter. Je sens la
mer, l’appel du large… mon fils qui m’appelle pour regarder les crabes.
Et c’est pareil devant le fromager !
Le goût, les saveurs, saveur et savoir ont la même origine, la connaissance. Lorsque l’on goute un nouveau plat finalement on enrichi nos connaissances, notre culture
gastronomique. Et enrichir ses connaissances c’est aussi faire appel à notre curiosité, c’est aller vers un monde inconnu, s’ouvrir à d’autres cultures, de nouvelles saveurs, de nouvelles
odeurs.
La gourmandise symbole d’ouverture, de tolérance et de partage…
Non décidément la gourmandise ne peut pas être un péché.